Scénario 2

Du scénario catastrophe hyperspécialisé, désert social et de biodiversité au scénario de maîtrise de l’urbanisation 

 

Le scénario catastrophe hyperspécialisé

Scénario 2

Scénario 2a

Il est simple, quasiment tout est urbanisé, tous les fonds de vallées, toutes les grandes vallées, de Marseille jusqu’à Chalons, tout est complètement urbanisé ! On est en train de réfléchir au passage à 16 voies de l’autoroute, voire de construire un 2ème étage. Cette urbanisation est dessinée en rouge sur la carte.

La déconnexion est totale entre tous les territoires grâce à toutes les voies de communication qu’empruntent les camions de marchandise pour aller du Nord au Sud de l’Europe.

Par ailleurs, on a tellement besoin de la ressource bois (espaces figurés en vert) qu’on pratique une exploitation de type minier. C’est un peu comme les schistes bitumineux au Nord du Canada. Ces zones sont totalement coupées à blanc en permanence, comme on voit au Canada d’ailleurs, avec des engins qui sont là nuit et jour pour exploiter.

Comme de toute façons, on ne sait plus vivre que dans les villes, il n’y a d’ailleurs plus aucun habitant dans ces espaces. C’est un désert social, et aussi un désert de biodiversité. Une frange autour de la plaque urbaine (points rouges) est totalement envahie par les activités récréatives. A tel point que régulièrement des promeneurs se font écraser par les quads. Le tourisme règne en maître dans cette frange.

En 2045, comme on a prolongé les centrales de 30 à 50 ans, au bout de 49 ans, le Bugey ou le Tricastin explose. Les gens sont obligés de partir. Comme ça fait des millions de personnes, ils se font tirer dessus ailleurs, en tant qu’immigrés.

Ce scénario catastrophe se résume par une hyperspécialisation des territoires, associée à une perte de biodiversité.

Le scénario de la maîtrise de l’urbanisation

Scénario 2B

Scénario 2b

Il est proposé en opposition au scénario négatif.

L’orientation structurante choisie pour construire ce scénario est la maîtrise de l’urbanisation et de la périurbanisation. Pour certain elle est synonyme de limitation forte de l’urbanisation.

Elle induit la maîtrise des transports. Elle s’accompagne d’une augmentation des activités économiques dans les zones rurales.

Elle induit aussi une mobilisation plus importante du bois dans les forêts. La difficulté est alors de définir où et comment.

Bien sûr en mobilisant davantage la forêt privée.

Ceci n’allant pas sans poser des problèmes de préservation de la biodiversité, l’ajustement du niveau d’intensification du prélèvement est une réelle difficulté. Cela pourrait passer par la production de bois d’œuvre et non pas la production la biomasse.

Néanmoins pour les forêts de plaine, cette tension paraît plus facile à équilibrer. Aujourd’hui, les forêts de plaines, en particulier autour du bassin lyonnais, semblent être les moins intéressantes en termes de biodiversité, comparativement aux forêts des grands massifs montagnards plus riches en biodiversité.

Ces forêts de plaine ont un potentiel énorme de biodiversité mais par le passé elles ont subi la pression d’exploitation la plus forte de la région. Elles concentrent donc un grand nombre d’enjeux en termes de biodiversité. En Montagne, les secteurs non exploités ne manquent pas et ils contribuent à la préservation de la biodiversité. Si on observe une pression de production aussi en forêt de montagne, elle n’a pas la même intensité que dans les forêts de plaine.

Dans le scénario, on mettrait donc en place une meilleure gestion de ces forêts de plaines en intensifiant la production de bois d’œuvre et en étant beaucoup plus vigilant à limiter les impacts sur la biodiversité.

Dans ce contexte travailler à la reconnexion des réservoirs de biodiversité est paru indispensable,  d’autant que la trame verte en cours d’élaboration en 2013 semble largement insuffisante. Une réflexion dans le cadre d’une trame verte et bleue 2 prendrait mieux en compte les éléments de biodiversité pour les favoriser dans les trames, le problème pouvant trouver des solutions d’abord à  l’échelon régional.